Adameo | #1 VivaTech, inspiration & exploration !
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#1 VivaTech, inspiration & exploration !

#1 VivaTech, inspiration & exploration !

Guillaume Mullier, Head of Business Development chez adameo, s’est rendu du 24 au 25 mai à la VivaTech, rendez-vous incontournable de l’innovation et des nouvelles technologies à Paris. Entre stands futuristes, témoignages de personnalités telles que Mark Zuckerberg et robots humanoïdes, cette troisième édition a réuni plus de 100 000 visiteurs venus de 125 pays. Si la VivaTech attire tout le gratin de la high-tech, vivre l’événement de l’intérieur est une expérience singulière, comme en témoigne Guillaume dans ses récits. A travers sa série de 4 articles, il vous raconte ses deux jours de découvertes, de partages et d’émotions. 

Découvrez ici son tout premier épisode, « VivaTech, inspiration & exploration ! »

Guillaume Mullier, 

Head of Business Development 

 

L’innovation est fascinante car elle naît de l’observation et de l’expérience que l’on vit en toute chose. Son point de départ est l’idée, concrétisation de l’intuition, et nul ne sait à l’avance où elle le mènera. L’exécution heureuse seule conférera à l’idée son statut d’innovation.

C’est donc dans cet état d’esprit que j’ai débuté dès jeudi matin les 45 minutes de queue nécessaires pour atteindre le temple de la French Tech. Je n’avais pas assisté aux éditions antérieures et je ne savais franchement pas à quoi m’attendre. Je m’étais néanmoins fixé des objectifs précis sur ce que je voulais y trouver : de l’inspiration pour penser « out of the box », des technologies susceptibles d’enrichir nos savoir-faire, mais surtout des rencontres enrichissantes car le digital est avant tout une aventure humaine de partage de connaissances…

Force est de constater néanmoins que la préparation de mon expérience Vivatech n’a pas été facile, voire impossible : j’ai trouvé le site de l’organisation mal pensé. Une sorte de catalogue de buzz words qui une fois sélectionnés faisaient apparaitre une liste à la Prévert de startups mal présentées, sans qu’il soit possible de se construire un parcours cohérent en ligne avec ses objectifs. L’explication est somme toute assez simple : Vivatech reste une initiative privée, donc à fin lucrative pour Publicis et Les Echos. En ce sens, l’offre de services était bien pensée puisque des parcours initiatiques, évidemment payants, étaient proposés à des délégations de managers d’entreprises. Et j’ai croisé beaucoup de ces groupes, ce qui est en soi une des belles réussites de cette édition, porteuse de beaucoup d’espoir par ailleurs. De même que l’affluence incroyable, la qualité des intervenants aux multiples conférences ou enfin et surtout l’énergie incroyable que l’on pouvait palper dans l’air.

L’Europe a raté les deux premières étapes de la révolutions Internet : celle des produits (Apple et Microsoft), puis celle des services (Amazon, Facebook, Google, Netflix, Alibaba). Or la prochaine phase de cette renaissance 2.0 que nous vivons (regardez à ce sujet la conférence du brillant Idriss Aberkane https://www.youtube.com/watch?v=dM_JivN3HvI&t=607s) s’annonce bien plus disruptive avec l’avènement de l’IA.

Le fait que Vivatech soit une initiative privée, française de surcroit, est donc la meilleure des nouvelles. Qu’elle soit en plus soutenue par l’Etat sans ingérence est la deuxième super nouvelle. Nos entreprises n’ont que trop souffert de l’intervention de l’Administration. Qui peut mieux qu’elles piloter leur destinée ? Et c’est là que j’ai trouvé que le format choisi par les organisateurs pour présenter des startups venues de l’hexagone mais aussi des quatre coins du monde était particulièrement pertinent. En effet, l’événement a été principalement financé par des grands groupes français mais aussi américains, soucieux de projeter une image innovante et moderne (au fait, c’est quoi le métier de Publicis déjà ?). Et ces entreprises ont hébergé à leur frais leur écosystème de startups incubés ou partenaires. Succès garanti.

Ils ont chacun investis dans des surfaces de 500 à 1000 m2, structurés de manière écoresponsable autour d’un auditorium pour accueillir des conférences. Startups et autres experts y trouvaient une tribune pour exprimer leurs idées, leurs ambitions, leur envie de changer le monde. Des showrooms permettaient de présenter l’état de leurs réflexions au sujet du futur de leur métier. Les espaces business favorisaient les rencontres et les échanges. Et bien évidemment et surtout, les startups partenaires disposaient d’un espace plus ou moins grand pour se mettre en valeur. J’ai trouvé que globalement, ces grands groupes avaient trouvé un juste équilibre entre leurs objectifs de communication et la mise en valeur de leurs partenaires. De bon ton.

Pour les jeunes pousses qui n’ont pas réussi à se faire héberger par un grand groupe, les territoires ont pris le relais avec une représentation significative. En effet, les régions avaient également voix au chapitre avec leur propres installations, pour mettre en avant l’innovation sur leur sol. Et cela aussi constitue une excellente nouvelle que de voir le dynamisme des régions mis en avant.

Le choix du focus sur l’Afrique était enfin très judicieux : inviter ce continent à se mettre en avant pour illustrer les bienfaits de l’innovation était une évidence, encore fallait-il le faire. L’Afrique est devenu aujourd’hui un laboratoire des usages de la technologie : sa population, jusqu’ici non bancarisée, a transformé le smartphone en moyen de paiement. Pourquoi pensez-vous que le géant des télécoms Orange se lance-t-il désormais dans la banque ?

En conclusion, cette édition de Vivatech est un franc succès à tous les égards, et en dépit de quelques critiques éventuelles qui ne tiennent pas la route deux secondes au regard des enjeux. Oui, Vivatech est en passe de devenir une alternative européenne au CES de Las Vegas et cela se passe en France. Alors la route est encore très longue : trop d’échec de nos startups (70% vs 45 aux Etats Unis), incapacité à les financer avec du capital européen pour leur donner accès au marché mondial, etc. Il n’en reste pas moins vrai que Vivatech créé un élan et une conscience qui sont nécessaires pour nous permettre de lutter dans la guerre économique. J’ai hâte de voir ce que donnera la prochaine édition. Mais je prendrais bien le pari suivant : la superficie d’exposition va doubler, la durée de l’événement passera à 3 jours B2B et 2 jours grands publics, et les grands absents de 2018 seront présents en 2019. Je pense enfin que le format changera – ou pas.

Dans les prochains billets, je parlerai des tendances technologiques observées, des approches des grands groupes et enfin des startups qui m’ont semblé pertinentes pour la Supply Chain.

 

Retrouvez en images les innovations les plus marquantes du salon (à faire défiler en diaporama !)

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