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Supply Chain 4.0 : entreprises et startups, une synergie gagnants/gagnants

Supply Chain 4.0 : entreprises et startups, une synergie gagnants/gagnants

C’est désormais un enjeu majeur : le passage de la Supply Chain à la version 4.0 s’impose à toutes les entreprises du secteur. S’insérant dans le cadre de la transformation digitale du secteur, elle génère de nombreux avantages et opportunités, allant de la fabrication aux opérations de distribution. L’objectif ? Rendre l’entreprise plus efficace, plus flexible et capable de tracer ses produits grâce à la dématérialisation des supports et à l’exploitation facilitée des données. Pour ce faire, de nouvelles technologies disruptives ont fait leur apparition sur le marché, comme l’IoT, le Machine Learning ou la blockchain.

Olivier Brandstätt, 

Consultant Supply Chain

 

Si l’innovation a surtout eu lieu au sein même des lignes de production, ce sont dorénavant les startups qui assurent la transition des entreprises vers l‘ère 4.0. Souvent perçues comme instables, elles cherchent à tout prix à développer la viabilité de leur projet. Entre accélérateurs, incubateurs et partenariats stratégiques, elles adoptent désormais de nombreux modèles de développement.

L’arrivée des startups sur le marché a de fait bousculé les business models établis depuis des années, et la complexité des nouveaux besoins des consommateurs oblige les entreprises à se repenser. L’Open Innovation – ou innovation basée sur le partage et la collaboration – remplit aujourd’hui cet objectif : elle connecte les entreprises aux nouvelles opportunités offertes par les startups et leur permet d’innover, de proposer de nouvelles offres et d’optimiser leurs process.

En France, la venue de dirigeants de grands groupes tels que Facebook, IBM, Microsoft ou Uber lors du salon Viva Technology (« VivaTech ») démontre toute l’attractivité qu’offre notre territoire dans le domaine de l’innovation et du « co-working ».

Un modèle de partenariat vertueux entre une entreprise et une startup peut donc être un bon moyen de mettre en place une stratégie d’Open Innovation. Celle-ci contribue alors à la croissance des deux partenaires en apportant des perspectives de développement à plus long terme qu’un simple projet commun. Entreprise et startup n’en sont que plus motivées pour évoluer et créer des offres « from scratch » !

 

Le développement des start-ups dans le secteur de la logistique : une opportunité à saisir

 

Les nouvelles technologies bouleversent les pratiques dans tous les secteurs, et l’industrie de la Supply Chain n’y fait pas exception. Ces technologies ont en effet le potentiel de perturber l’équilibre concurrentiel entre les entreprises, à l’instar de l’« IoT » , du « Machine Learning » ou encore de la « blockchain ».  Mais que ces nouvelles technologies apportent-elles concrètement, et quels sont leur impact sur la Supply Chain ?

L’IoT (Internet of Things) et le Machine Learning sont deux termes assez proches car liés à la transformation digitale de manière générale. Ces nouvelles technologies permettent aux entreprises d’obtenir des informations plus rapidement et d’enrichir leurs données de manière plus précises et moins coûteuses.

Dans l’application du Machine Learning, le forecasting ou la prévision est un élément indispensable à l’évolution des entreprises. Pour faire face à la complexité de la demande, toujours plus volatile et instable, de nombreuses entreprises décident d’adopter des méthodes ou des solutions logicielles de Machine Learning. Elles leur permettent, entre autres, d’affiner leurs prévisions de ventes et de planifier leur Supply Chain. S’il n’existe pas d’outils miracles, les nouveaux logiciels développés sur le marché sont de plus en plus puissants, faciles à paramétrer et à maîtriser. Une startup lilloise, « Vekia », se distingue sur le marché puisqu’elle permet aujourd’hui à de grands distributeurs d’avoir le « bon stock au bon endroit au bon moment » grâce au Machine Learning.

La blockchain va quant à elle permettre une meilleure traçabilité des produits. Derrière ce buzzword se cache en réalité un outil logistique. Née en 2008, la blockchain s’apparente à une technologie de stockage et de transmission d’informations, qui possède 3 caractéristiques majeures : elle est transparente, sécurisée et autonome. Bref, un outil vraisemblablement parfait pour optimiser la Supply Chain, qui offre à la fois la possibilité de tracer la provenance des produits et de lutter contre la contrefaçon.

Mais toutes ces nouvelles technologies, que ce soit le Machine Learning ou la blockchain, ne sont que rarement développées par les industriels eux-mêmes. Les startups se sont donc emparées du sujet et en ont fait leur cœur de métier. La Supply Chain doit désormais être en mesure de proposer une expérience personnalisée au consommateur et non plus seulement lui imposer ses propres contraintes. Dans cette optique, les startups révolutionnent la façon de faire du commerce en intégrant les nouvelles technologies aux différents canaux de distribution des entreprises.

Afin d’améliorer la relation client et de rester toujours à la pointe, les entreprises doivent adopter les différentes innovations que proposent aujourd’hui les startups, et ainsi collaborer avec ces dernières. De manière plus générale, c’est tout un « écosystème de startups » qui est en train de prendre forme. Suivi, conseil et partenariats permettent alors de créer de réelles synergies entre entreprises et startups. Résultat ? Les entreprises gagnent en agilité et en capacité d’innovation, tandis que les startups font de plus en plus poids sur le marché de la Supply Chain.

 

Quand les « grands » collaborent avec les jeunes pousses

 

Les entreprises ayant compris en quoi les startups avaient un rôle important à jouer dans le secteur de la Supply Chain n’hésitent plus à créer des structures dynamiques ou à signer des partenariats.

Aujourd’hui, plus de 80% des startups échouent, c’est pourquoi, elles rejoignent des « incubateurs » et des « accélérateurs » qui leur permettent de se développer rapidement et de mener à bien leur projet sur un temps défini.

L’incubateur permet à des projets, des concepts de se développer et de les amener jusqu’à maturité. Aménagements, formations, contacts… Il donne aux jeunes pousses le moyen d’atteindre le statut de jeune entreprise tout en gardant une stabilité plus rassurante. Tous ces aspects ne sont pas négligeables et leur apportent une aide très importante. Les incubateurs sont soit publics (grandes écoles, collectivités locales…) soit privés (créés par des grandes entreprises ou des investisseurs).

L’accélérateur, comme son nom l’indique, permet à un projet de prendre vie plus rapidement. Une fois les premières étapes de fondation réalisées, les startups vont commencer à maturer et c’est là que l’accélérateur va apporter sa pierre à l’édifice. Elles vont ainsi se voir offrir de nouvelles occasions d’investir, ce que l’incubateur ne peut pas leur apporter. Les programmes proposés sont de l’ordre de 2 à 6 mois en fonction du niveau de maturité dans lequel se trouve le projet en question. Les accélérateurs vont d’ailleurs davantage s’impliquer dans l’aspect « business » des startups.

Deux structures assez récentes ont retenu l’attention des médias ces derniers temps :

  • Station F: c’est le plus grand campus de startups du monde, avec ses 34 000 mètres carrés, son programme de restauration alléchant, ses plus de 3000 stations de travail et ses 26 programmes d’accompagnement de startups internationaux. Un nouvel incubateur vient tout juste d’y faire son entrée : « Chain Accelerator », qui est spécialement dédié aux startups de la blockchain.

Source : https://www.paris.fr/actualites/station-f-embarquez-pour-le-futur-4941

 

  • The Warehouse: c’est un projet lancé très récemment par Cdiscount, un des leaders du e-commerce français. Il s’agit ici en réalité d’un accélérateur spécialisé en Supply Chain, au sein duquel les startups peuvent directement tester et expérimenter leurs innovations.

Les grands groupes, et notamment les GAFA, sont la preuve même de l’attractivité de ces structures puisque certains ont déjà leur propre programme. Sur notre territoire, l’alliance Renault-Nissan, qui a créé l’Open Innovation Lab montre cet engouement. Leur objectif est clair : créer une synergie autour de projets innovants afin d’être mieux armé pour appréhender le futur.

Mais pour attirer et tirer réellement parti des startups, les groupes ont aussi tout intérêt à faire appel aux partenariats stratégiques. Cette relation est vue comme « gagnant-gagnant » : les startups sont prêtes à offrir leurs capacités d’innovation aux groupes et à profiter en échange de leur ressources logistiques, financières et humaines. De quoi booster leur développement respectif !

Si ces alliances ne ressemblent pas à des eldorados, où tout serait à portée de main, elles sont en cohérence avec la réalité du marché et permettent aux entreprises d’être en permanence à la pointe de la technologie. Pour parvenir à un tel objectif, il est toutefois important de se poser les bonnes questions et de savoir ce que l’on cherche : partage de valeur, des ressources, etc. Et si les deux partenaires sont sur la même longueur d’onde, ça ne peut être que gagnant des deux côtés. Plusieurs synergies sont aujourd’hui des exemples de réussites, telle que l’alliance de Moodstocks, une startup spécialisée dans la reconnaissance d’image grâce à des algorithmes de reconnaissance visuelle, avec Darty et la Fnac. Elle a depuis été rachetée par Google et travaille déjà dans le centre parisien de R&D du géant.

Face à tous ces avantages et opportunités qu’offrent ces partenariats stratégiques, adameo a décidé de collaborer avec deux d’entre elles : Apollo, spécialisée dans la prévision de la demande, et Transchain, 1ère blockchain B2B appliquée à la Supply Chain. Si ces partenariats n’ont que quelques mois, certains clients et prospects font déjà appel à nos savoir-faire communs pour optimiser leur chaîne logistique !

[Pour en savoir plus, retrouvez nos deux communiqués de presse sur ces partenariats ici et ici.]

Aujourd’hui, de nombreuses structures comme celles évoquées plus haut sont amenées à être créées dans les prochaines années avec pour finalité commune l’accompagnement d’un projet, d’une startup. Cependant, comme l’a rappelé à juste titre Bernard Arnault à l’occasion du salon « VivaTech », les startups ont un statut propre qui les entraîne inéluctablement à disparaître, de manière positive ou négative. En effet, leur avenir peut être envisagé de deux façons : soit les startups deviennent à terme des entreprises, soit celles-ci se nourrissent de leurs partenariats avant d’être rachetées.

Si l’histoire ne nous le dit pas, une chose est certaine : il s’agit là d’un nouveau modèle économique en plein essor, loin d’avoir atteint son apogée.