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#SITL2021 : Quelles datas pour quelle stratégie logistique ?

Quelles datas pour quelle stratégie logistique

#SITL2021 : Quelles datas pour quelle stratégie logistique ?

Table ronde « quelles datas pour quelle stratégie ? » animée par Isabelle Fayolle, Animatrice Fayolle Médias, le mardi 14 septembre 2021 lors de la SITL.

 

Intervenants :

Guillaume Mullier – Head of Business Development & Innovation – adameo

Benjamin de Buttet – Cofounder– DCbrain

Damien Chapotot – Directeur Général Délégué – STEF

François Fortun – Sales Director, Strategic Alliances EMEAR – HERE Technologies

Olivier Jean-Degauchy – Directeur Innovation – SOGET SA

Jérôme Besancenot – Head of Digital Transition – HAROPA PORT

 

La compréhension des données comme levier de valeur

Les opérateurs font face à plus de complexité et d’exigences des clients auxquels les TMS ne peuvent pas toujours répondre. L’Intelligence Artificielle aide à gérer cette complexité. Mais pas d’IA sans data ! Et la donnée n’étant jamais parfaite, il y a un véritable enjeu dans l’identification et le traitement des données utilisables. Par exemple, on peut modéliser un réseau complexe (les agences, les flux, la taille des colis, les taux de service des clients, etc.) et l’utiliser pour déterminer le meilleur chemin pour livrer le client. On peut également utiliser un jumeau numérique pour trouver le chemin idéal plus rapidement.

 

Guillaume Mullier, Head of Business Development & Innovation chez adameo, nous explique que le lab by adameo s’appuie sur des partenaires tels que HERE Technologies ou encore la startup DCbrain pour explorer le futur de la Supply Chain, en intégrant les nouvelles technologies et leurs usages. Guillaume Mullier affirme que « les données, c’est comme le pétrole, il faut les raffiner ». Aujourd’hui, il est possible de compléter la data propriétaire des entreprises et de l’enrichir avec la data de partenaires extérieurs (sur l’état des routes, sur la météo…). Les données permettent de voir de « manière analytique » ce qui a été fait pour mieux comprendre de « manière prédictive » les besoins du futur.  Les entreprises ont compris qu’aujourd’hui, on ne peut plus fonctionner en autonomie et qu’il faut accepter de partager une partie de ses données avec son écosystème (la blockchain peut alors permettre de sécuriser ces échanges).  Collecter les données et les structurer est donc essentiel. Il faut accélérer leur compréhension pour leur créer de la valeur pour l’entreprise et pour le consommateur final.

Selon François Fortun, Sales Director, Strategic Alliances EMEAR chez HERE Technologies, la data prend de la valeur à partir du moment où l’on réussit à l’enrichir. L’objectif de HERE Technologies est d’être un fournisseur technologique en mettant à disposition des données de marché.

 

L’impact écologique : le nouveau défi de la logistique

Lors de cette table ronde, l’accent est également mis sur le nouvel enjeu qu’est l’écologie. En effet, la Supply Chain fait aujourd’hui face à un défi opérationnel, mais aussi environnemental. Il faut réussir à assurer la qualité de service tout en ayant le plus faible impact écologique possible.

Nous devrons finir par choisir : rapidité ou conscience écologique ?

La technologie de DCbrain et sa meilleure utilisation du réseau permet aujourd’hui une économie de 5% des émissions de CO2. 30% de réduction des émissions est attendu à l’horizon 2030.

 

La mise en commun des données portuaires

Le transport maritime est lui aussi impacté par la donnée. 85-90% des marchandises dans le monde passent par le maritime. Il y a donc une masse de données liées au flux de marchandises mais aussi des données administratives de plus en plus volumineuses. Le numérique n’est pas le cœur de métier des ports, mais il est essentiel de s’y intéresser pour évoluer et faire face à la concurrence.

Olivier Jean-Degauchy nous explique qu’il est important de créer des outils permettant de mettre en commun les données portuaires afin de réaliser différents projets et études. C’est pour cela qu’a été créé Trafis Lab, un laboratoire de recherche appliquée pour la facilitation des échanges et le développement de la logistique numérique né de la collaboration entre la Douane française, HAROPA, SOGET, L’ISEL – Université Le Havre Normandie.

Selon Jérôme Besancenot d’HAROPA PORT, les ports seuls ne peuvent plus s’en sortir, il faut créer un écosystème. C’est pourquoi HAROPA a réuni les ports du Havre, de Rouen et de Paris au sein d’un même établissement : HAROPA PORT, le Grand port fluvio-maritime de l’axe Seine.

5G Lab, leur projet mis en place avec des acteurs du numérique (Nokia, Siemens et EDF), les aide à trouver des cas d’usage et à les valoriser. L’écosystème portuaire est complexe, il est donc nécessaire de faire appel aux jumeaux numériques. Il y a une quantité importante de données pour lesquelles on va devoir utiliser des algorithmes puissants pour les nettoyer et leur trouver un sens.

 

La normalisation des données : étape clef

La normalisation des données est également un sujet à mettre en lumière. En effet, Olivier Jean-Degauchy confirme que la normalisation des données est clef, nous ne pouvons pas vivre dans un monde avec ses normes et protocoles personnels. Les différentes normalisations autour de la donnée est le premier sujet à traiter ! La blockchain n’a pour l’instant pas beaucoup de normes, mais il devient essentiel qu’un port s’y appuie.

 

Jérôme Besancenot termine en insistant sur le fait qu’il y a également une volonté forte d’accélérer la transition écologique dans le milieu portuaire en travaillant sur la multimodalité et la transition numérique. Les données prédictives seront essentielles pour cela, des bases de données devront donc être créées pour construire un historique.

 

Retrouvez nos articles sur la SITL 2021 ici et ici.