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Les nouvelles technologies qui révolutionnent la logistique

Les nouvelles technologies

Les nouvelles technologies qui révolutionnent la logistique

(Blockchain, IoT et 5G)

 

Intervenants :

Isabelle Fayeul, journaliste

Eloi Flipo, Resp. de la Div. Transport & Report modal VNF

Clément Bergé-Lefranc, CEO d’Ownest

Marc Galland, Dig. Inno. Transf. SC Watson IoT Leader IBM FRANCE

Yacine Bouallouche

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Isabelle Fayeul, journaliste

Mourad El Bidaoui, CEO & Co-founder MAGMA TECHNOLOGY

Alexandre Conflitti, CEO & Co-founder HDRONES

Guillaume Tardiveau, VP ORANGE LABS RESEARCH

 

Le secteur de la logistique est aujourd’hui en pleine mutation et fait notamment face aux défis de réduction de son impact environnemental et d’amélioration du taux de satisfaction client. Les nouvelles technologies sont devenues une évidence pour accompagner les entreprises à mettre en œuvre des solutions plus écologiques, avec une traçabilité accrue et fiable, ainsi qu’une meilleure gestion de la donnée.

Focus sur la blockchain appliquée à la Supply Chain

Clément Bergé Lefranc : « Les technologies de pointe ne sont pas évidentes à mettre en place dans les projets logistiques car les start-ups qui les développent rencontrent généralement des difficultés quant à l’acceptabilité de leur technologie. Peu connue et difficile à comprendre ainsi qu’à appréhender, la blockchain est l’exemple parfait pour illustrer ce frein vis-à-vis de cette technologie. » Pourtant, selon lui, la blockchain est utile pour déployer des solutions de traçabilité chez ses clients. Sa valeur ajoutée réside dans la possibilité de comprendre ce qu’il se passe d’un point de vue opérationnel (problématiques métiers) afin de prendre des décisions plus éclairées avec les informations qui remontent directement du terrain. Chez adameo, nous serions ravis de vous accompagner sur ces sujets. 😊

La blockchain appliquée au secteur de la Supply Chain permet par exemple :

  • Dans la distribution d’identifier où sont les palettes réutilisables pour la reverse
  • Dans le retail, de suivre chaque colis
  • Dans les processus industriels, de pouvoir suivre l’installation faite par les sous-traitants
  • Dans le luxe, de pouvoir suivre l’acheminement d’une pièce de son départ jusqu’à la confirmation de la boutique et également d’éviter les contrefaçons, qui représentent un manque à gagner considérable pour le secteur

Ce qui est révolutionnaire dans la blockchain, ce n’est pas la cryptographie ni la monnaie virtuelle, mais le mécanisme de consensus c’est-à-dire réussir à faire converger des intérêts qui à l’origine sont divergents. Cette mécanique de consensus appliquée à la Supply Chain se traduit par le besoin d’unicité numérique (tracer unitairement un élément numérique) malgré une forte disparité des acteurs dans un secteur très ouvert et complexe (sous-traitants de sous-traitants).

Des projets innovants alliant technologie de pointe et écologie

Marc Galland, Digital green transformeur engagé chez IBM a mis en place le projet Smart green palet, une palette en plastique recyclé connectée grâce à l’IoT et à la blockchain. Le but est de placer des capteurs IoT sur les palettes afin de capter les données de qualité produit (température, chocs) et d’identifier qui détient la responsabilité et surveiller la qualité sur tout le cycle logistique. De plus, la palette plastique revêt des aspects avantageux comparé à la palette en bois, elle est moins lourde, plus facile à nettoyer et réutilisable sur une période de 10 ans.

Selon Marc Galland, l’intérêt de l’IoT couplé à la blockchain est le partage d’informations pour réduire les coûts (notamment les coûts de la blackchain ou non-visibilité de la chaîne logistique). L’innovation réside dans la rencontre entre la technique et la matière écologique, le but étant d’apporter un ROI significatif à l’ensemble des acteurs. La blockchain associée à de l’EDI apporte des informations supplémentaires sur la nature du produit pour compléter celles sur l’état du produit. Ce dispositif permet l’émission d’alerte vers tous les acteurs de la chaîne de valeur pour réagir quasiment en temps réel (blocage qualité, réapprovisionnement, valorisation avec la réutilisation locale du plastique endommagé).

L’IoT et la blockchain au service du transport fluvial

Pour Eloi Flipo, l’objectif est de développer le transport fluvial (moins coûteux et à moyen terme revêt un intérêt pour les JO 2024 car 4 à 5 fois moins émetteur de CO2). Le transport fluvial de marchandises rencontre des problématiques liées à son caractère ancien et à son mode de distribution urbaine. Le besoin de sécuriser et fiabiliser les données échangées est très présent, notamment pour les données de base (quantité de marchandises, date d’arrivée, date de départ, trajet) et surtout pour les données déclaratives pour la facturation de la redevance (paiement du péage). La blockchain permettrait de fiabiliser les 4 000 déclarations effectuées chaque année ainsi qu’anticiper les flux à gérer. La blockchain facilite également la gestion des données RGPD grâce à des niveaux différents d’accès aux données en fonction du type d’utilisateur défini au préalable.

Le rôle des nouvelles technologies à nuancer dans le traitement des données « déchets »

Yacine Bouallouche émet cependant quelques réserves quant à l’utilisation systématique de la blockchain pour sécuriser les données échangées car toutes les données ne sont pas bonnes à inscrire dans son registre immuable. En effet, seulement 2% des données de 2020 seront réutilisées en 2021 or la blockchain grave la donnée dans des blocs de marbre, qui sont eux-mêmes par la suite mis dans un coffre inviolable. Dans certain cas, pour les données basiques avec peu de valeur il faut nuancer l’utilisation de la blockchain qui peut s’avérer être « surqualifiée ».

La 5G comme outil de montée en puissance des objets connectés

drone et nouvelles technologiesLa 5G remplace la 4G pour faire face à la saturation du réseau dans les villes qui ont fortement besoin de plus de puissance.

Guillaume Tardiveau propose pour renforcer le développement et l’attractivité des places portuaires, d’insérer dans un territoire particulier une solution pour faire des démonstrations, des expérimentations et trouver les bons cas d’usage. Cela sert à valider le fait que la technologie utilisée fonctionne et permet un retour sur investissement rapide. Grâce à la 5G les données peuvent être envoyées en quasi-temps réel directement depuis les bateaux pour être analysée et ensuite optimiser les opérations terrain. Afin de palier au problème d’acceptabilité de la technologie il faut montrer son potentiel, prouver son efficacité et faire preuve de pédagogie. Pour Mourad El Bidaoui, il est nécessaire d’adapter la technologie en fonction de l’usage, cela dépend du nombre de kilooctet à envoyer, un réseau à très bas débit ou bien au contraire la 5G seront privilégiés.

Enfin, Alexandre Conflitti propose une vision disruptive de la livraison à l’aide de drones en particulier en milieu rural pour la livraison de médicaments. Dans ce cas, la 5G améliore la précision des drones, permet de multiplier le nombre de drones en simultané et réduit les risques de hack. D’un point de vue environnemental, le drone est en moyenne 22 fois plus écologique qu’un scooter.

 

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